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LLM14 février 2026· 11 min

Tutoriel : comment faire un bon prompt du premier coup (guide débutant)

Pas de formules magiques. Pas de jargon. Une méthode simple pour que vos demandes à l'IA donnent du résultat dès la première tentative — texte, image, résumé ou autre.

Image hero – Bon prompt du premier coup [PROMPT image hero : Dark Mode Technical Sketch — Main tenant un stylo qui trace une ligne droite vers une icône de validation (croix ou check). Fond noir, traits blancs fins, croquis technique main-drawn, symbolisant le « bon coup » du premier essai.]

Vous avez tapé « rédige un email ». L’IA a répondu par quatre paragraphes génériques. Vous vouliez trois lignes. Vous avez demandé « résume ce texte » — elle a renvoyé presque la même longueur. Vous avez essayé « donne-moi des idées » — elle a listé des clichés. Vous vous êtes dit : « Moi je ne sais pas prompt. » Et vous avez fermé l’onglet.

La vraie question n’est pas « savoir prompt ». C’est : comment formuler une demande pour que l’IA comprenne ce que vous voulez, du premier coup ? Pas en apprenant une liste de mots-clés. En suivant une structure. Une fois que vous l’avez, vous l’appliquez à n’importe quelle tâche — texte, résumé, idées, image, code. Ce tutoriel vous donne cette structure. Simple. Réutilisable. Sans jargon.

Pourquoi « du premier coup » change tout

Beaucoup de débutants considèrent l’IA comme une machine qui « devine ». Si la réponse est mauvaise, c’est que l’outil n’est pas assez bon. En réalité, la qualité de la sortie dépend largement de la qualité de l’entrée. Une demande floue donne une réponse floue. Une demande précise donne une réponse utilisable. Du premier coup, vous économisez du temps, des allers-retours, et vous gardez le contrôle.

Pensez à un chef : si vous lui dites « fais-moi à manger », il invente. Si vous lui dites « une salade César avec poulet grillé, pour une personne, sans fromage », il sait exactement quoi faire. Le prompt, c’est la commande.

Nous allons voir : les trois ingrédients d’un bon prompt, comment les assembler pour n’importe quelle tâche, et les erreurs qui font rater la cible.

Les trois ingrédients d’un prompt qui marche

Un prompt efficace contient presque toujours trois éléments. Pas des formules secrètes. Des informations que l’IA utilise pour cadrer sa réponse.

  1. La tâche — Ce que vous voulez obtenir (rédiger, résumer, expliquer, proposer, corriger, etc.).
  2. Le contexte — Les détails qui permettent d’adapter la réponse (pour qui, sur quoi, dans quel cadre).
  3. Les contraintes — Format, ton, longueur, style (formel, court, exemples, etc.).

Si vous oubliez la tâche, l’IA improvise. Si vous oubliez le contexte, elle donne du générique. Si vous oubliez les contraintes, vous recevez un pavé quand vous vouliez une ligne. En les combinant, vous pilotez le résultat.

Étape 1 : Nommer la tâche clairement

La tâche doit être actionnelle. Un verbe. Pas « quelque chose sur les emails » mais « rédiger un email », « résumer ce document », « proposer 5 idées de titres ». L’IA doit comprendre ce qu’elle doit faire avant tout.

Exemple flou : « Je veux de l’aide pour mon travail. »
Exemple clair : « Rédige un email professionnel pour annuler un rendez-vous avec un client. »

Tâche floueTâche claire
« Parle-moi des prompts »« Explique-moi ce qu’est un prompt en trois phrases simples. »
« Donne des idées »« Propose 5 titres d’articles pour un blog sur le télétravail. »
« Aide-moi avec ce texte »« Corrige les fautes d’orthographe et de grammaire de ce paragraphe. »

Une bonne habitude : commencer votre message par le verbe. Rédige, Résume, Propose, Explique, Corrige. Ça ancre immédiatement l’IA sur l’action attendue.

Prompt (tâche seule) : Rédige un email courtois pour demander un délai de paiement à un fournisseur.

Étape 2 : Ajouter le contexte (qui, quoi, pour quoi)

Le contexte permet à l’IA d’adapter sa réponse. Pour qui écrivez-vous ? Sur quel sujet exactement ? Dans quelle situation ? Sans contexte, l’IA produit du neutre, du passe-partout. Avec du contexte, elle peut personnaliser ton, niveau de détail et vocabulaire.

Exemples de contexte : « pour un client B2B que je n’ai jamais rencontré », « pour un article de blog destiné à des débutants », « pour une réunion interne avec mon équipe ».

En associant tâche + contexte, vous passez du générique au ciblé.

Prompt (tâche + contexte) : Rédige un email courtois pour demander un délai de paiement à un fournisseur. C’est une PME avec laquelle nous travaillons depuis 2 ans, relation de confiance.

Étape 3 : Poser les contraintes (format, ton, longueur)

Les contraintes évitent les mauvaises surprises. Voulez-vous 3 lignes ou 3 pages ? Un ton formel ou décontracté ? Des bullet points ou du texte continu ? Un exemple concret ? Précisez-le. L’IA ne devine pas.

ContrainteExemple de formulation
Longueur« En 4-5 lignes maximum. » / « En 3 phrases. »
Ton« Ton professionnel mais chaleureux. » / « Plus décontracté, comme à un collègue. »
Format« En bullet points. » / « Une phrase par idée. »
Niveau« Pour quelqu’un qui débute. » / « Sans jargon technique. »
Prompt complet : Rédige un email courtois pour demander un délai de paiement à un fournisseur. C’est une PME avec laquelle nous travaillons depuis 2 ans, relation de confiance. Ton professionnel mais chaleureux, 4-5 lignes maximum.

Vous avez maintenant un prompt en tâche + contexte + contraintes. C’est la structure de base. Vous l’adaptez à chaque type de demande.

Appliquer la méthode à différentes tâches

La même logique s’applique à tout : résumé, idées, correction, explication.

Pour un résumé :

Résume ce document en 5 bullet points. Chaque point doit faire une phrase. Public : décideurs qui n’ont pas le temps de tout lire.

Pour des idées :

Propose 7 idées de sujets de vidéos YouTube pour une chaîne sur la productivité. Public : travailleurs en télétravail. Donne pour chaque idée un titre accrocheur et une phrase de description.

Pour une explication :

Explique-moi ce qu’est une API en trois phrases. Comme si tu parlais à quelqu’un qui n’a jamais programmé.

Pour une correction :

Corrige les fautes d’orthographe et de grammaire de ce paragraphe. Garde le ton et le style, modifie uniquement les erreurs.

Pro tip : Quand vous n’êtes pas sûr des contraintes, ajoutez « En [X] phrases / lignes maximum » — ça limite la verbosité et force l’IA à aller à l’essentiel.

Ce que les débutants font de travers

Erreur 1 : Demander trop de choses en une fois. « Rédige un rapport complet avec intro, 3 parties, conclusion et recommandations » donne souvent un texte indigeste. Mieux : demander une partie après l’autre. « Donne-moi d’abord l’introduction en 3 phrases. »

Erreur 2 : Être trop vague. « Fais quelque chose de bien » ou « Améliore ce texte » n’indiquent pas la direction. Préciser : « Raccourcis à la moitié » ou « Rends le ton plus chaleureux ».

Erreur 3 : Négliger les contraintes. Si vous voulez du court, dites « 3 lignes ». Si vous voulez du formel, dites « ton professionnel ». L’IA ne devine pas vos préférences.

Erreur 4 : Supposer que l’IA a accès à des infos qu’elle n’a pas. « Comme on en a parlé » ou « avec les données du fichier » — l’IA n’a pas la mémoire de votre conversation précédente sauf dans la même fenêtre de chat, et elle n’a pas accès à vos fichiers sauf si vous les uploadez. Donnez les infos nécessaires directement dans le prompt.

Erreur 5 : Abandonner après un échec. La première réponse peut être à côté. Reformulez. Ajoutez une contrainte. « Raccourcis à 3 phrases » ou « Plus concret, avec un exemple ». L’itération fait partie du jeu.

Erreur 6 : Copier des prompts trouvés sur le web sans les adapter. Un prompt qui marche pour « rédiger un CV » ne donnera pas le même résultat pour « rédiger une lettre de motivation ». Personnalisez toujours le contexte et les contraintes à votre situation.

Pour visualiser cette méthode en action — tâche, contexte, contraintes — nous recommandons cette vidéo tutoriel : [LIEN_YOUTUBE_À_INSÉRER]

Image corps – Les 3 ingrédients du prompt [PROMPT image corps 1 : Dark Mode Technical Sketch — Trois cases reliées : Tâche, Contexte, Contraintes. Flèches les reliant en chaîne. Fond noir, traits blancs fins.]

Un modèle à garder sous la main

Vous pouvez utiliser cette structure comme checklist avant d’envoyer :

  1. Tâche — J’ai commencé par un verbe d’action (rédige, résume, propose, etc.) ?
  2. Contexte — J’ai indiqué pour qui / sur quoi / dans quelle situation ?
  3. Contraintes — J’ai précisé longueur, ton, format ?

Exemple complet décortiqué. Vous devez demander une augmentation à votre manager. Prompt faible : « Écris un email. » L’IA invente tout. Prompt moyen : « Rédige un email pour demander une augmentation. » Mieux, mais encore générique. Prompt fort : « Rédige un email pour demander une augmentation à mon manager. Je travaille dans cette entreprise depuis 3 ans, mes performances sont bonnes. Ton professionnel et factuel, pas de chantage ni d’émotion. 5-6 lignes maximum. » Ici : tâche (rédiger un email pour augmentation), contexte (3 ans, bonnes perfs), contraintes (professionnel, factuel, court). Le résultat sera plus utilisable et plus aligné avec votre situation.

Image corps – Avant / après structure du prompt [PROMPT image corps 2 : Dark Mode Technical Sketch — Deux phrases : une courte et floue « rédige un email » et une structurée en 3 blocs, avec une flèche « meilleur résultat ». Fond noir, traits blancs fins.]

Résumé pas à pas

  1. Nommez la tâche — Un verbe d’action en tête de phrase.
  2. Ajoutez le contexte — Pour qui, sur quoi, dans quelle situation.
  3. Posez les contraintes — Longueur, ton, format.
  4. Relisez — Manque-t-il une des trois ? Complétez avant d’envoyer.
  5. Si la réponse ne convient pas — Reformulez une contrainte précise (« Raccourcis à 3 lignes », « Plus formel »).

Cette structure ne garantit pas la perfection à chaque fois. Elle garantit que vous avez fait votre part : une demande claire. Le reste dépend de l’outil et du sujet. Mais vous multipliez vos chances de réussir du premier coup. Et quand ce n’est pas le cas, vous savez quoi ajouter ou modifier. C’est la base que tout utilisateur d’IA finit par adopter.

Frequently Asked Questions (FAQ)

Comment faire un bon prompt du premier coup ?
Structurez votre demande en trois parties : la tâche (verbe d’action : rédige, résume, propose), le contexte (pour qui, sur quoi, situation), et les contraintes (longueur, ton, format). Plus vous êtes précis sur ces trois éléments, plus l’IA a de chances de produire une réponse utilisable dès la première tentative. Un prompt de 2-3 phrases bien construites bat souvent un message vague d’une ligne ou un pavé désordonné.

Qu’est-ce qu’un « bon » prompt pour un débutant ?
Un bon prompt pour un débutant est un prompt qui indique clairement à l’IA quoi faire (tâche), avec quelles infos (contexte), et dans quelles limites (contraintes). Pas besoin de jargon comme « prompt engineering » ou « few-shot ». Parlez comme à un collègue : « Rédige un email pour annuler un rendez-vous, ton courtois, 4 lignes max. » Si vous pouvez reformuler votre demande en une phrase comme celle-là, vous êtes sur la bonne voie.

Pourquoi ma demande à l’IA ne donne pas le bon résultat ?
Causes fréquentes : tâche trop vague (« fais quelque chose »), manque de contexte (l’IA produit du générique), ou absence de contraintes (vous vouliez 3 lignes, vous recevez 3 pages). Reformulez en ajoutant explicitement la tâche, le contexte et au moins une contrainte (longueur, ton, format). Si la réponse reste à côté, précisez dans un message de suivi : « Raccourcis à 3 phrases » ou « Plus formel ».

Faut-il apprendre des formules de prompt spéciales ?
Non. Les formules type « Tu es un expert en X, réponds en Y » peuvent aider pour des tâches très spécifiques, mais la base suffit : tâche + contexte + contraintes. Commencez par cette structure. Si vous sentez le besoin d’affiner (par exemple pour des tâches créatives ou techniques), vous pourrez explorer des formats plus avancés plus tard. Pour 80 % des usages courants, la méthode en trois blocs suffit.