Existe-t-il une cryptomonnaie sans blockchain ?

Toutes les crypto-monnaies sont-elles basĂ©es sur une blockchain ? En fait, non. Aujourd’hui, il existe au moins deux technologies qui sont aussi dĂ©centralisĂ©es et sĂ©curisĂ©es que la blockchain, mais qui visent Ă  l’amĂ©liorer pour la rendre plus stable et Ă©volutive. Hashgraph est l’une de ces technologies, et la premiĂšre entreprise Ă  la mettre en Ɠuvre a Ă©tĂ© Hedera Hashgraph. L’autre technologie est le DAG (directed acyclic graph), mis en Ɠuvre par IOTA. La crypto Hedera Hashgraph permet de crĂ©er des applications dĂ©centralisĂ©es qui tirent parti de la technologie du hashgraph. Voyons en quoi elle est diffĂ©rente de la blockchain.

Connexion des crypto-monnaies et de la blockchain

Blockchain - la relation entre la cryptomonnaie et la blockchain 
Blockchain – Un outil de sĂ©curitĂ© pour les cryptomonnaies

La technologie Blockchain représente essentiellement une base de données, également appelée un grand livre ou toutes les transactions sont effectuées sur un certain réseau informatique. Les transactions de crypto-monnaies sont en effet des contrats numériques intelligents qui nécessitent des détails préalablement convenus. Ces détails comprennent les expéditeurs, les destinataires, les montants et le type de monnaie numérique.

Par ailleurs, toutes les nouvelles transactions se traitent par blocs lorsqu’elles s’enregistrent dans le grand livre distribuĂ©. Cela permet Ă  n’importe qui dans le monde de voir les transactions, ce qui fait que les utilisateurs font confiance aux crypto-monnaies et Ă  la blockchain bien plus qu’aux banques et aux monnaies fiduciaires traditionnelles.

CZ et Frank Houbre de Binance dans la crypto-monnaie

Hashgraph vs Blockchain

Tout d’abord, voyons en quoi le hashgraph et la blockchain sont identiques. Il s’agit de deux bases de donnĂ©es distribuĂ©es qui fonctionnent Ă  base de blocs. Tout le monde peut crĂ©er des transactions qui s’intĂšgreront dans des blocs chaque minute puis distribuĂ©es sur le rĂ©seau.

Dans une blockchain, il n’y a qu’une seule chaĂźne de blocs. Si deux blocs sont extraits en mĂȘme temps, l’un est rejetĂ© par les nƓuds et l’autre est inclus dans la chaĂźne de blocs. En fait, le rĂ©seau doit se mettre d’accord sur une seule chaĂźne d’une blockchain donnĂ©e.

Par contre, un hashgraph ne ressemble pas Ă  une seule chaĂźne de transactions. Ses nƓuds n’Ă©liminent aucune transaction, de sorte que son histoire ressemble davantage Ă  une portĂ©e dans une partition de musique : quelques lignes connectĂ©es oĂč de nombreux types d’Ă©vĂ©nements peuvent se produire. Une telle architecture est plus flexible et permet des transactions plus rapides, moins chĂšres et horodatĂ©es.

Qu’est-ce que Hedera Hashgraph ?

Le projet se dĂ©finit comme la “couche de confiance de l’Internet”. Hedera Hashgraph a Ă©tĂ© conçu pour introduire un grand livre public dĂ©centralisĂ©, sĂ©curisĂ©, Ă©quitable et rapide qui pourrait ĂȘtre adoptĂ© massivement. De plus, tout type d’entreprise, de startup, de crĂ©ateur ou d’utilisateur gĂ©nĂ©ral peut bĂ©nĂ©ficier de cette technologie. En plus, les dApps basĂ©es sur Hedera consomment peu de bande passante, ont un dĂ©bit Ă©levĂ© et assurent une grande rapiditĂ©. Le rĂ©seau se base sur l’algorithme de consensus PoS (Proof of Stake).

Quels sont les cas d’utilisation d’Hedera ?

Hedera dispose d’un service de consensus (HCS) qui permet aux dĂ©veloppeurs de crĂ©er des applications dĂ©centralisĂ©es sur le hashgraph d’Hedera. Avec HCS, les applications dĂ©centralisĂ©es tirent parti de la vitesse, de la sĂ©curitĂ© et des garanties d’ordonnancement Ă©quitable de l’infrastructure d’Hedera.

En effet, avec HCS, les clients peuvent envoyer des messages au hashgraph pour l’horodatage et l’ordonnancement. Ces messages peuvent contenir des informations sur le rĂšglement des paiements, les engagements des utilisateurs dans un service de publicitĂ© ou la vĂ©rification de l’origine dans une chaĂźne d’approvisionnement. Cependant, une fois envoyĂ©s, ces messages obtiennent un consensus dans le rĂ©seau puis s’horodatent de maniĂšre automatique. Cela crĂ©e des journaux inviolables et vĂ©rifiables des transactions, permettant aux participants du rĂ©seau de suivre l’activitĂ© d’une application en temps rĂ©el.

Technologie blockchain : qu’est-ce que le jeton Hedera Hashgraph ?

Le jeton Hedera Hashgraph, ou HBAR, est la crypto-monnaie interne de Hedera Hashgraph. Il remplit deux fonctions : il alimente les transactions dans le réseau et assure sa sécurité. En vrai, cette sécurité est assurée via le jalonnement HBAR.

Par ailleurs, alimentĂ© dans le rĂ©seau Hedera Hashgraph, le jeton HBAR sert de moyen d’Ă©change. Les dĂ©veloppeurs qui tirent parti des avantages de Hedera paient le rĂ©seau avec des jetons HBAR. Les services payĂ©s comprennent l’exĂ©cution de contrats intelligents, le stockage de fichiers, le transfert d’argent et la crĂ©ation d’entreprises avec des paiements en peer-to-peer.

Sécurité sur le réseau hedera Hashgraph

Les utilisateurs d’Hedera jalonnent des HBARs pour maintenir l’intĂ©gritĂ© du rĂ©seau. Les HBARs jalonnĂ©s donnent un droit de vote. Et grĂące aux votes pondĂ©rĂ©s, les agents malveillants ne peuvent affecter le consensus du hashgraph. Ainsi, pour avoir une telle influence, un agent devrait possĂ©der plus d’un tiers de tous les jetons HBAR, ce qui est presque impossible.

Quelles sont les autres alternatives Ă  la blockchain ?

Blockchain - Hashgraph et DAG des alternatives à la technologie blockchain  
Blockchain – Hashgraph et DAG des alternatives Ă  la technologie blockchain  

Comme vous l’avez vu dans l’exemple de Hedera Hashgraph, toutes les crypto-monnaies ne sont pas basĂ©es sur des blockchains. Cependant, hashgraph n’est pas la seule alternative Ă  la blockchain. Il existe aussi le rĂ©seau DAG (Directed Acyclic Graph), l’un des projets les plus connus qui exploite le DAG est IOTA. GrĂące Ă  la technologie des graphes acycliques, IOTA vise Ă  construire via Internet? des objets vĂ©ritablement Ă©volutifs.

Qu’est-ce que le DAG ?

Un graphe acyclique dirigĂ© est un grand livre distribuĂ© dans lequel il n’y a pas de blocs : la structure des donnĂ©es est fondamentalement diffĂ©rente. Dans un DAG, il existe des transactions distinctes (sommets et cercles) reliĂ©es par des arĂȘtes (flĂšches). En fait, une transaction se superpose Ă  une autre : elle est validĂ©e par le rĂ©seau et s’ajoute au grand livre. Chaque transaction contient des informations sur la prĂ©cĂ©dente, comme dans la blockchain, oĂč chaque bloc contient le hachage du prĂ©cĂ©dent.

Pourquoi DAG a-t-il été inventé ?

DAG a Ă©tĂ© proposĂ© comme une alternative Ă©volutive Ă  la blockchain. Regardez les blockchains Bitcoin ou Ethereum, elles s’encombrent souvent Ă  un tel point que les frais augmentent Ă©normĂ©ment. De plus, il faut beaucoup de puissance informatique pour traiter les transactions. Mais, dans le protocole DAG, le dĂ©bit du rĂ©seau est beaucoup plus important que dans un rĂ©seau blockchain. Ce qui favorise une fluiditĂ© dans le traitement des transactions.

Qu’est-ce que IOTA ?

IOTA est construit au sommet d’un DAG appelĂ© Tangle. Sa vitesse et son Ă©volutivitĂ© fournissent une infrastructure appropriĂ©e pour construire l’internet des objets Ă  haut dĂ©bit. Sans mineurs ni frais, l’IOTA a enfin une chance aussi bien pour les transactions que pour la dĂ©centralisation financiĂšre.

Meilleure chaßne youtube en français sur la crypto-monnaie.

Blockchain : quels sont les cas d’utilisation de IOTA ?

Dans l’internet des objets de IOTA, des machines de toutes sortes peuvent Ă©changer des informations entre elles, rendant ainsi la vie de l’homme plus fluide. Les voitures peuvent payer elles-mĂȘmes leur stationnement et communiquer avec d’autres voitures. Les chaĂźnes d’approvisionnement et la fabrication intelligente sont les aspects industriels du protocole IDO. De ce fait, dans une usine intelligente, toutes les machines peuvent travailler de maniĂšre cohĂ©rente. Elles peuvent donc ĂȘtre efficaces en exploitant le DAG. De plus, dans le domaine de la santĂ©, il y a aussi une place pour IOTA. En effet,  le protocole Tangle peut surveiller la santĂ© d’une personne, permettre des bases de donnĂ©es immuables pour les essais cliniques.

Blockchain, hashgraph, ou DAG ?

Chacune de ces technologies prĂ©sente un potentiel, et il semble qu’il s’agisse davantage de sa mise en Ɠuvre concrĂšte que de la technologie elle-mĂȘme. Par exemple, la blockchain Ethereum a Ă©tĂ© largement critiquĂ©e pour son faible taux d’utilisation et ses frais Ă©levĂ©s. Mais, avec le passage Ă  Eth 2.0, elle est sur le point de devenir des centaines de fois plus efficace. Cependant, la mĂȘme technologie de blockchain utilisĂ©e diffĂ©remment donne de bien meilleurs rĂ©sultats.

Nous avons vu des centaines de crypto-monnaies basĂ©es sur la blockchain, mais seules quelques-unes utilisent le hashgraph et le DAG. Nous suivrons l’Ă©volution du domaine, et peut-ĂȘtre du DAG alternatif serait envisageable Ă  l’avenir pour de nombreux cryptos-actifs.

Avantages de la technologie Blockchain

Blockchain - la technologie blockchain et ses apports dans la finance décentralisée.  
Blockchain – Apports considĂ©rables dans la finance dĂ©centralisĂ©e  

Il s’agira de  prĂ©senter quelques avantages importants de la technologie blockchain. En fait, la technologie blockchain assure plusieurs rĂŽles primordiaux dans la sphĂšre cryptographique. Parmi lesquels nous avons :  

1. DĂ©centralisation

Il en a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© question dans l’article, mais il est maintenant temps d’approfondir la question. Le fait qu’il n’y ait aucune autoritĂ© centrale sur les monnaies numĂ©riques et sur la blockchain est leur plus grand avantage. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tant d’investisseurs et de personnes ordinaires ont remarquĂ© cette nouvelle tendance.

En fait, les cryptomonnaie Ă©chappent Ă  tout contrĂŽle et ne sont ni la propriĂ©tĂ© d’une personne, ni d’un gouvernement. Toutes les dĂ©cisions Ă©manent de la communautĂ© qui les utilisent et non des autoritĂ©s et institutions centralisĂ©es. C’est pourquoi les gouvernements de certains pays conservateurs ont interdit les crypto-monnaies et leur intĂ©gration dans le commerce traditionnel. 

2. Immutabilité

Comme vous le savez, l’ensemble du systĂšme financier mondial est sous le contrĂŽle des pouvoirs gouvernementaux. Ces derniers rĂ©gulent aussi bien les entreprises et les transactions bancaires. Cela dit, pour effectuer une transaction sĂ»re et authentique, vous devez vous adresser Ă  une banque.

MalgrĂ© les services apparemment excellents des banques que nous connaissons et auxquelles nous faisons confiance, cette façon de faire est sujette Ă  l’exploitation et Ă  la mĂ©fiance. En effet, les pratiques et les rĂšgles des banques changent au fil du temps et cela peut ĂȘtre inquiĂ©tant. Aujourd’hui, avec la rĂ©volution des finances, les banques et les gouvernements ont peur des cryptomonnaies Ă  cause de leur nature immuable.

Ils savent que le grand livre de comptes empĂȘche tous les acteurs internes de les manipuler Ă  leur avantage. C’est quelque chose que la plupart d’entre eux font derriĂšre le rideau. Bien que le peuple soit tout Ă  fait conscient de l’abus de pouvoir et de positions, personne ne peut vraiment faire autre chose que de passer aux crypto-monnaies et Ă  la blockchain.

3. La technologie blockchain et la transparence

Voici encore un autre terme dĂ©jĂ  utilisĂ© dans l’article. La transparence dans les affaires est cruciale pour que la confiance existe entre le prestataire de services et le client. C’est pourquoi personne n’aime les secrets, les rĂšgles cachĂ©es, l’utilisation abusive d’informations et de donnĂ©es ainsi que les mauvais traitements de la part du pouvoir supĂ©rieur.

Quand il n’y a rien Ă  cacher, il est facile de faire des affaires. C’est d’ailleurs exactement ce que permet la nature totalement transparente de la blockchain. N’importe qui peut examiner chaque transaction de crypto-monnaies et prendre des dĂ©cisions Ă  son sujet. Semblable au dernier avantage discutĂ©, c’est quelque chose qui fait rĂ©flĂ©chir Ă  deux fois ceux qui veulent maltraiter les autres dans ce systĂšme.

4. Sécurité

Enfin et surtout, nous avons la question de la sĂ©curitĂ©. Avec les enregistrements des transactions de la blockchain, vous ne devez pas craindre de perdre des fonds. En fait, chaque transfert s’effectue via un rĂ©seau d’ordinateurs. Par consĂ©quent, il ne peut y avoir de falsification ou de dĂ©faillance unique. Les pirates et les infiltrĂ©s ont un travail extrĂȘmement difficile Ă  faire s’ils souhaitent arrĂȘter la transaction ou la faire dĂ©vier Ă  leur guise.

Cependant, le renforcement de la cybersĂ©curitĂ© et toutes les nouvelles technologies introduites au cours des dix derniĂšres annĂ©es concourent Ă  l’amĂ©lioration de la blockchain. Ainsi, les monnaies virtuelles deviennent le moyen le plus sĂ»r de faire des affaires dans le monde moderne.

Résumé

Il est vrai qu’il existe des protocoles ou des rĂ©seaux cryptographiques qui diffĂšrent de la technologie blockchain. Elles assurent le bon fonctionnement de certaines cryptomonnaies. Cependant, il est impossible d’affirmer que ces rĂ©seaux peuvent fonctionner sans risques ou  dĂ©fauts. En vrai, pour que ces technologies soient plus opĂ©rationnelles, il convient de les incorporer Ă  la technologie blockchain.

On peut mĂȘme dire qu’elles sont complĂ©mentaires d’une certaine maniĂšre. C’est d’ailleurs le cas avec le rĂ©seau Cardano qui a intĂ©grĂ© la technologie IOHKA Ă  son rĂ©seau blockchain afin de fluidifier ses transactions. Ainsi, vous l’aurez compris, il n’y aura donc pas de crypto-monnaie sans blockchain et vice versa. En fait, au cours des douze derniĂšres annĂ©es, elles se sont dĂ©veloppĂ©es ensemble et sont devenues une industrie Ă  part entiĂšre. 

Quel est votre avis ?
  • Note