BusinessDynamitepar Frank Houbre
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Gagner de l'argent9 juillet 2026· 9 min de lecture

Skeall avis 2026 : le Netflix des entrepreneurs a fermé, voici ce qui s'est passé

Skeall avis 2026 : le Netflix des entrepreneurs a fermé en 2023, société radiée et site hors ligne. Ce que valait la plateforme et par quoi la remplacer.

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Si vous cherchez un avis sur Skeall avant de vous abonner, autant vous donner l'information la plus importante tout de suite : la plateforme n'existe plus. La société Skeall Corp a été dissoute en avril 2023, radiée du registre du commerce en juin 2023, et le site skeall.com ne répond plus au moment où j'écris ces lignes, en juillet 2026.

C'est étonnant de voir combien de gens tapent encore "skeall avis" sur Google, trois ans après la fermeture. La plupart des articles qui ressortent datent de 2021 ou 2022 et présentent Skeall comme une plateforme active, avec des liens d'affiliation qui pointent vers un site mort. D'où cet article : faire le point honnêtement sur ce qu'était Skeall, pourquoi ça a fermé, et vers quoi se tourner en 2026 si vous cherchiez ce type de contenu.

C'était quoi, Skeall

Skeall s'est lancée fin 2020 comme la première plateforme de streaming française dédiée aux entrepreneurs et aux indépendants. Le pitch tenait en une phrase : le "Netflix des entrepreneurs". Un abonnement mensuel, un catalogue de vidéos en accès illimité, une interface qui ressemblait vraiment à Netflix, avec des vignettes, des catégories et des nouveautés chaque semaine.

Derrière le projet, deux entrepreneurs français : Pierre-Eliott Lallemant, connu pour sa chaîne et ses formations MoneyHack, et Pablo Guirao, consultant spécialisé dans les réseaux sociaux, Instagram en particulier. Lallemant avait raconté son parcours, du dropshipping sur eBay jusqu'à la création de Skeall, dans le podcast Les Entrepreneurs 2.0.

Le positionnement était plutôt malin. Plutôt que de vendre une grosse formation à 997 euros comme le faisait l'essentiel du marché francophone à l'époque, Skeall proposait un petit abonnement et misait sur le volume. Une approche qui tranchait avec les tunnels de vente agressifs qu'on voyait partout, et c'est sans doute pour ça que la plateforme avait plutôt bonne presse.

Le catalogue : masterclass d'une heure et coulisses d'entrepreneurs

Le cœur du catalogue, c'étaient les masterclass : des cours condensés d'environ une heure, chacun animé par un intervenant censé être expert de son sujet. Création de business en ligne, e-commerce, réseaux sociaux, mindset, organisation, copywriting, la palette classique de l'entrepreneuriat web.

À côté, Skeall produisait des formats plus éditoriaux, notamment la série "Dans la tête de", des interviews qui plongeaient dans le parcours d'un entrepreneur, façon documentaire. C'est ce côté production vidéo soignée qui justifiait la comparaison avec Netflix, plus que le simple catalogue de cours.

Du contenu était ajouté chaque semaine, avec des profils variés : fondateurs de start-up, e-commerçants, infopreneurs, influenceurs, coachs. Le niveau des intervenants était logiquement inégal, comme sur toute plateforme de ce type, mais le format court d'une heure limitait la casse : on ne s'engageait pas sur 40 heures de vidéo pour découvrir que le formateur brasse du vent.

Combien coûtait Skeall

Les prix ont bougé au fil de la vie de la plateforme, ce qui explique les chiffres différents selon les articles d'époque. Au lancement, l'abonnement tournait autour de 12,90 euros par mois, ou environ 9,70 euros par mois en formule annuelle. Vers la fin, les tarifs étaient montés à 16,90 euros par mois, ou 12,49 euros par mois avec engagement annuel, avec 3 jours d'essai gratuit.

Même au tarif le plus haut, ça restait très en dessous des formations vendues à l'unité sur le marché francophone. Pour situer : 17 euros par mois, c'est le prix d'un livre business par mois. C'était l'argument principal de Skeall, et il était réel.

Ce que valaient les avis à l'époque

Je n'ai jamais été abonné à Skeall, donc pas de fausse expérience personnelle ici. Mais les retours publics qui subsistent sont cohérents entre eux. Sur Trustpilot, la plateforme affichait une note autour de 4 sur 5 pour une trentaine d'avis, ce qui est correct sans être exceptionnel, avec un volume trop faible pour en tirer des conclusions solides.

Dans les points positifs qui revenaient : la qualité de production des vidéos, l'interface agréable, le prix contenu, et le format masterclass d'une heure qui allait droit au but. Dans les réserves : un catalogue encore mince par rapport à la promesse, et le niveau variable des intervenants, dont certains étaient plus des personnalités du web business que des entrepreneurs au bilan vérifiable. Une critique qui vaut d'ailleurs pour tout le secteur, on en parle dans notre guide pour choisir une formation business sans se faire avoir.

Ce qui s'est passé : la fermeture en 2023

Les faits, tels qu'ils ressortent des publications légales visibles sur Pappers : Skeall Corp était une SAS au capital de 20 000 euros, immatriculée à Paris. Le 10 avril 2023, l'assemblée générale a décidé la dissolution anticipée de la société et sa mise en liquidation amiable, avec Pierre-Eliott Lallemant comme liquidateur. La clôture de la liquidation a été actée au 30 avril 2023, et la société a été radiée du RCS de Paris le 16 juin 2023.

Deux précisions utiles pour lire ces informations correctement.

D'abord, une liquidation amiable n'est pas une faillite. C'est une décision volontaire des associés d'arrêter l'activité, qui suppose en principe que la société peut payer ses dettes. Rien n'indique un dépôt de bilan ou une procédure judiciaire.

Ensuite, sur les raisons de l'arrêt, je vais être honnête : je n'ai trouvé aucune communication publique claire des fondateurs expliquant pourquoi Skeall a fermé. On peut formuler une hypothèse raisonnable, celle qui pèse sur tous les "Netflix de niche" : un abonnement à 13-17 euros par mois exige beaucoup d'abonnés pour financer une production vidéo de qualité en continu, et le marché francophone des solo-entrepreneurs prêts à payer chaque mois est étroit. Mais ça reste une hypothèse, pas un fait.

Ce qui est un fait : trois ans plus tard, le site est hors ligne et la société n'existe plus. Si un article ou une vidéo vous présente encore Skeall comme un bon plan actuel, fuyez, c'est du contenu à l'abandon ou de l'affiliation morte.

Par quoi remplacer Skeall en 2026

Si vous cherchiez Skeall, vous cherchiez en réalité du contenu business en vidéo, inspirant et actionnable, pour pas cher. Bonne nouvelle : en 2026, l'essentiel de ce que proposait Skeall existe gratuitement, à condition de savoir trier.

YouTube, en filtrant fort. Les interviews longues d'entrepreneurs, format "Dans la tête de", sont devenues un genre à part entière. Les chaînes de podcasts business filmés font ce travail avec des invités souvent plus gros que ceux du catalogue Skeall. Le piège reste le même qu'à l'époque : distinguer les entrepreneurs au bilan réel des vendeurs de rêve. Le cas Alex Hormozi, dont on a analysé ce qu'il vend vraiment, est un bon exercice pour apprendre à faire ce tri.

Les podcasts business. Génération Do It Yourself, Les Entrepreneurs 2.0 et consorts offrent des centaines d'heures d'interviews de fondateurs, gratuitement, sans montage marketing. C'est moins "beau" qu'une masterclass produite, mais souvent plus dense.

Les communautés payantes, avec prudence. Le modèle abonnement de Skeall a survécu sous d'autres formes, comme les clubs privés d'entrepreneurs. On a par exemple passé au crible le Blast Club d'Anthony Bourbon : le ticket d'entrée n'a rien à voir, et le rapport valeur/prix se discute cas par cas.

Les livres, toujours. Pour le prix de deux mois d'abonnement Skeall, vous avez un livre fondateur qui vous servira dix ans. Si votre objectif de fond est de construire un revenu indépendant, notre article sur quitter la rat race remet les étapes dans l'ordre, avant de consommer plus de contenu.

Et si vous êtes en mode exploration, notre hub gagner de l'argent sur internet recense les pistes sérieuses, testées et notées, ainsi que les modèles de business en ligne qui tiennent la route en 2026.

Verdict : quelle note pour Skeall en 2026

La note de 2/5 en tête d'article demande une explication, parce qu'elle ne juge pas la qualité passée du produit.

Sur ce qu'on peut reconstituer, Skeall était une plateforme honnête : prix contenu, production soignée, retours utilisateurs plutôt positifs, pas de promesses de richesse facile. À son lancement, elle aurait sans doute mérité un 3,5 ou un 4. Mais un avis sert à prendre une décision aujourd'hui, et aujourd'hui la réponse est simple : on ne peut plus s'abonner à Skeall, la société n'existe plus depuis juin 2023. Une plateforme fermée, dont le contenu n'est plus accessible et dont la fermeture n'a pas été expliquée publiquement, ne peut pas dépasser 2/5 dans une logique d'achat en 2026.

La vraie leçon de Skeall dépasse son cas : quand vous payez un abonnement pour du contenu, vous ne possédez rien. Si la plateforme ferme, tout disparaît, vos favoris, votre progression, les masterclass que vous vouliez revoir. C'est un paramètre à garder en tête avant de s'engager sur n'importe quel Netflix de niche, aussi séduisant soit-il.

FAQ

Skeall existe-t-il encore en 2026 ?

Non. La société Skeall Corp a été dissoute en avril 2023 et radiée du RCS de Paris le 16 juin 2023. Le site skeall.com est hors ligne. Toute page qui vous propose de vous y abonner aujourd'hui est obsolète.

Pourquoi Skeall a fermé ?

Aucune explication officielle n'a été publiée par les fondateurs, à notre connaissance. Il s'agit d'une liquidation amiable, donc d'une décision volontaire des associés, pas d'une faillite judiciaire. L'hypothèse la plus probable reste un modèle économique difficile à rentabiliser : petit abonnement, production vidéo coûteuse, marché francophone étroit.

Combien coûtait l'abonnement Skeall ?

Entre 12,90 et 16,90 euros par mois selon les périodes, avec une formule annuelle qui ramenait le prix mensuel entre 9,70 et 12,49 euros. Un positionnement volontairement accessible face aux formations à plusieurs centaines d'euros.

Que sont devenus les fondateurs de Skeall ?

Pierre-Eliott Lallemant a poursuivi ses activités de formation et de contenu autour de MoneyHack. Pablo Guirao a continué son activité de consultant en réseaux sociaux. Ni l'un ni l'autre n'a relancé de plateforme équivalente à notre connaissance.


Sources : Pappers, Skeall Corp · Trustpilot Skeall · Les Entrepreneurs 2.0, interview de Pierre-Eliott Lallemant

Frank Houbre

Frank Houbre

Frank Houbre est entrepreneur digital depuis plus de dix ans, fondateur de BusinessDynamite. Il partage des méthodes concrètes et des avis honnêtes sur le business en ligne, l'e-commerce, le dropshipping, le marketing et les vraies façons de gagner de l'argent, sans fausses promesses. Il s'intéresse aussi à l'IA comme outil au service du business, et a été récompensé aux Seoul International AI Film Festival et Mondial Chroma Awards pour ses créations IA.

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